VOOPOO ARGUS P3 : LE POD QUI PARLE PLUS QU’IL NE VAPE
Un petit écran au bout d’un cordon. Entre des écouteurs, une clé, un pendentif.
Ça glisse contre un pull, ça cogne doucement sur une fermeture éclair.
Ça vit dans le champ.
L’Argus P3 ne se cache pas en poche. Il accepte d’être vu. Et c’est peut-être ça, son vrai sujet.
Rassurons tout de suite les puristes : il vape très correctement. Mais ce n’est pas là qu’il cherche à marquer son époque.
En 2025, la vape a changé de statut. Fini le temps où sortir son pod relevait d’un geste discret, presque technique. Aujourd’hui, les marques cherchent l’objet qu’on assume, qu’on montre, qu’on intègre à son style - non pas parce qu’il fait « mieux », mais parce qu’il fait envie.
Voopoo l’a compris depuis les Vinci à grand écran : la bataille ne se joue plus sur les watts. Elle se joue sur le désir. Sur la place que l’objet parvient à prendre au milieu des autres objets du quotidien.
L’Argus P3 pousse la logique un cran plus loin. Ce n’est pas un pod conçu pour conquérir un marché. C’est une pierre posée dans un édifice plus vaste : un prototype culturel.
Un objet qui teste l’appétence pour une vape wearable.
Un objet qui essaie des fonctions sociales, au-delà de la nicotine.
Un objet qui installe une grammaire.
Ce qu’on va regarder est simple : le design, les usages, et ce que ça raconte de la marque.

UN OBJET QUI S’AFFICHE
Le P3 a une face. Une vraie.
Un écran large, frontal, traité comme un cadran : animations, thèmes, couleurs, petites mises en scène. On n’est pas dans l’affichage utilitaire d’un pod. On est dans un langage de smartwatch : l’écran n’est pas « en plus », il est le centre.
C’est là que l’objet commence à parler. Parce qu’un écran n’informe pas seulement : il signe.
Il donne une identité. Il raconte une humeur.
Il devient un badge discret, personnalisable, presque vivant.
Party et SOS ne sont possibles que parce que l’Argus P3 est d’abord un écran.
La vape vient après. La surface, ici, c’est le message.
Le P3 ne cherche pas à faire oublier la vape.
Il cherche à la rendre regardable.
SE PORTER : LA VAPE COMME ACCESSOIRE
Le cordon est un détail qui n’en est pas un.
Un pod qu’on porte au cou ne se manipule pas comme un pod qu’on sort puis qu’on range.
On ne le cache pas. On le garde dans le cadre.
Sur une table de café, au bureau, dans la rue, il reste là, disponible, visible, intégré. C’est une autre manière d’habiter l’espace. Moins furtive. Plus assumée.
Pas provocante.
Juste… normale.
La vape, elle, fait le job : un tirage MTL à RDL léger propre, une restitution nette, et une autonomie qui tient la journée sans y penser.
Et cette normalité est une conquête silencieuse.

PARTY : LE CODE SOCIAL LÉGER
Le mode « Party » est révélateur : il n’améliore pas la vape.
Il améliore le récit.
Animations, effets, petites célébrations visuelles. On recharge, l’écran répond.
On change un thème, l’objet change de visage.
C’est presque idiot, et c’est précisément pour ça que ça marche : ça transforme un geste technique en micro-rituel.
On n’est plus dans « quel coil ? ».
On est dans « t’as mis quel cadran ? ».
L’objet devient un code non verbal. Un clin d’œil.
Une manière d’être là, dans le groupe, sans faire de discours.
SOS : LE SIGNAL, PAS LA PROMESSE
Et puis il y a « SOS ».C’est l’usage le plus sensible - donc celui qui doit être traité avec précision.
On va le dire clairement : ce n’est pas une protection. Ce n’est pas un bouclier.
Ce n’est pas un argument de sécurité.
C’est un signal : lumière, vibration, alerte sonore.
Ça attire l’attention, point.
Mais ce point suffit à montrer ce que la marque teste ici : un pod qui n’est plus seulement un outil.
Un pod qui devient un objet de situation.
Un compagnon de moments concrets, parfois inconfortables.
Un réflexe possible, parce qu’il est déjà là, porté, accessible.
Ce n’est pas une révolution.
C’est un déplacement.

CE QUE ÇA DIT DE VOOPOO
On observe une trajectoire cohérente.
Les Vinci ont installé l’écran et l’interface. Le Klyc a flirté avec le bijou urbain et la prise en main premium.
Le P3 ajoute le portage et le signal social.
Chaque produit ressemble à une brique.
Un objet pensé pour celles - et ceux - qui portent déjà leurs objets comme on porte des bijoux : téléphone au cou, montre qui notifie, accessoires visibles et assumés.
Le P3 ne vise pas forcément le volume.
Il vise la cohérence.
Il teste une hypothèse : la vape peut sortir du terrain uniquement technique pour s’installer dans le wearable, le social, l’acceptable.
Et quand une marque réussit ça, la fiche technique devient secondaire.
Pas parce qu’elle disparaît - parce qu’elle se fait oublier.

LA VAPE SORT DE LA VAPE
Un écran qui pulse.
Un cordon qui assume.
Une animation qui joue.
Un signal qui alerte.
Quatre gestes dans un objet de poche.
L’Argus P3 refuse de rester dans sa case. Et ce refus raconte peut-être le futur immédiat : une vape adulte, visible, intégrée - moins obsédée par la performance, plus attentive aux usages et aux contextes.
La vraie question n’est pas « combien de watts ».
La vraie question est : qu’est-ce qu’on accepte de porter ?
FICHE EXPRESS / ARGUS P3
Position : pod-écran wearable, pensé pour être visible
Usage : MTL à RDL léger, restitution nette, autonomie journée
Signaux : thèmes/animations (Party), alerte visuelle et sonore (SOS)
Lecture : un jalon culturel plus qu’un produit de conquête
⚠️ Le vapotage est une aide au sevrage tabagique. Ne vapotez pas si vous ne fumez pas. Le vapotage est une transition vers une vie sans tabac puis sans dépendance à la nicotine.